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17/03/2012

Jean Vilar à dit "La culture, ce n'est pas ce qui reste quand on a tout oublié, mais au contraire, ce qui reste à connaître quand on ne vous a rien enseigné

Sète s'apprête à fêter les 100 ans de la naissance de Jean Vilar ....

Cette fête sera t elle un évènement culturel et populaire ?

Quand nous voyons la marchandisation d'évènements culturels tel que "voix vives" ..... ou même "la Saint Louis" ..... pour ne citer que ceux là.

Quand nous savons que l'indicateur de mesure pris en compte par la Municipalité c'est le nombre de repas pris dans quelques restaurants, permettez-nous d'en douter.

Nous intitulerons cet évènement : Jean Vilar ! Et si ce n'était pas ses vrais pas ?

Plus encore pour vous prouver que les Vicomtes de Brageole ne sont pas des machos, qui mieux qu'une femme pour faire parler les "pas de vilar" les vrais.

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Ne laissons pas célébrer Vilar, peinards,

accoudés aux comptoirs de vernissages mondains.

 

« Pour moi, le peuple, c’est mon père… »

J.V.

Il n’y a pas plus urgent, à l’occasion du centenaire de sa naissance, de rappeler les valeurs et les convictions – et les remises en cause - qui ont guidé la vie et l’œuvre de ce fils de boutiquier sétois de la rue Gambetta et qui, jamais, n’oublia cette origine-là.

« J’ai compris qu’il fallait d’abord savoir pour quel public on désirait jouer, c’est-à-dire travailler. (…) Il faut savoir pourquoi on fait du théâtre et en déduction, il faut savoir pour qui. Je sais, personnellement, pourquoi et pour qui je travaille : pour les classes laborieuses. Est-ce que cela n’est pas suffisamment clair ? » (1962)

C’est le bel héritage que nous lègue Vilar. Avec, en soubassement, une rigueur morale, une cohérence exigeante au service d’une vision du théâtre profitant à tous, du moins au plus grand nombre, le sortant de ses lieux confinés pour le mettre en plein vent, renouant avec ses sources grecques de fête populaire. Cela fut un travail constant, et ô combien tenace, en s’appuyant sur les réseaux associatifs de l’époque, les groupements de jeunes, d’ouvriers, d’employés.

A partir de là… que chacun, que chacune juge si, en matière de politique tout court, de politique culturelle ou de pratique personnelle, ceux qui aujourd’hui font de Vilar leur propre étendard sont en capacité de le porter bien haut, dans ces lieux de culture devenus des couloirs du pouvoir.

Qu’aurait pensé Vilar en entendant des maires de cités balnéaires parler de culture comme « vitrine touristique » d’une ville ?

Qu’en aurait-il pensé ? Il suffit de le lire :

« Où nous conduit cette festivalomanie, (…), cet orgueil des cités à vouloir être autre chose qu’une ville d’eau ou une ville du vin (…) ? (A propos du festival d’Avignon) Voilà que son prestige même n’a servi qu’à l’inclure dans un service de tourisme entre les eaux de Vichy, les pin up de Cannes, les fleurs monnayées de Nice. (…) Moi, je veux bien. Mais je suis peut-être un peu en droit de ne pas être d’accord. (…) Je quitterai Avignon le jour où on croira bon de créer un festival en toute ville historique. Et non pas, parce que la concurrence est dangereuse, mais parce que cela prouvera que l’on nous a mal compris. » (1950)

« Il s’agit maintenant de savoir si ces festivals ont fait leur temps. (…) Il s’agit de savoir ce qu’ils ont désormais dans le ventre. (…) Que représentent ces festivals de l’été aux yeux du public ? Tourisme ? Passe-temps d’un soir ? Nuit d’été dans des enceintes historiques ? Beaux costumes dans des éclairages ad hoc ? Esthétisme des petits loisirs ? Shakespeare en veux-tu-en-voilà ? Perception des taxes municipales ? Accroissement des recettes des commerçants ? Tout le monde est heureux, tout le monde se réjouit, c’est parfait. Cependant, est-ce que les festivals n’ont d’autre ambition que de faire désormais partie de la panoplie du bonhomme moderne : frigidaire, télévision, 2 CV ? (…) Il (l’artiste) ne joue bien son rôle, il n’est utile aux hommes que s’il secoue ses manies collectives, lutte contre ses scléroses, lui dit comme le père Ubu : merdre ! » (1964)

Car pour Vilar, Avignon n’a existé que par défaut, parce qu’il n’y avait plus de théâtre de tréteaux, parce que le théâtre s’était enfermé et qu’il voulait, à toutes forces, retrouver un public populaire. Pour ce faire, il a multiplié les tournées et les représentations du TNP (Théâtre national populaire) et a fait d’Avignon un lieu « d’humanisme concret » comme il le souligne, lorsqu’il évoque les Rencontres internationales de jeunes qui s’y tiennent depuis les débuts, en 1947.

Si chacun, qui se réclame aujourd’hui de Vilar, pouvait méditer son témoignage profondément, véritablement, en se demandant quel a été, quel est et quel sera son rôle pour mettre en œuvre dans sa propre vie les convictions que portait Vilar plutôt que de les détourner à des fins de basse propagande et de vœux plutôt vains… ce serait beau… et cela bouleverserait radicalement le « paysage culturel ».

Et ce serait un autre monde que celui dans lequel nous vivons, où la culture est devenue outil de promotion sociale, de distinction personnelle et de séparation des classes. Où l’on se trimballe de vernissages en coquetails, dans le chaleureux entre-soi de ceux qui ont fait de la culture leur rempart et non, comme ce fut le cas de Vilar, un sacerdoce exigeant, pauvre et, tout compte fait, peu gratifiant dans sa quête d’une culture populaire

« comme entraide et non comme aumône ».

A Sète, où l’on se prépare à « célébrer dignement » ce centenaire, j’entends dans un bar : « Nous on s’en fout, mais pour ceux de la culture, c’est un gros projet ». Dans ce « nous », j’entends « peuple ». Dans « culture », j’entends un autre monde, éloigné, distinct. Distingué. Ce que Vilar nous a appris, doit continuer à nous apprendre, c’est à ne jamais se satisfaire de cette distinction :

« Il s’agissait, dans la société divisée de ce temps, de retrouver non pas un auditoire, mais un public ; non pas des snobs et des intellectuels, mais la foule. (…) un public de toutes les classes, de tous les horizons sociaux. » (1948)

Le travail reste à faire. Sans relâche. Voilà ce qui doit être au cœur et à l’esprit, quand on fait « œuvre de culture ». Ces traces vilardiennes ne resteront vives qu’à la condition qu’elles soient labourées par des gens honnêtes, d’abord envers eux-mêmes, et qui savent la tâche ardue. Car il faut rappeler que Vilar fut attaqué de toutes parts, rama toute sa vie à contre-courant, et mourut dans un relatif abandon.

« On voudra bien admettre qu’il est extrêmement ingrat d’être responsable pendant douze ans d’un théâtre populaire et d’une culture populaire par le théâtre au sein d’une société qui, de toute évidence, ne l’est pas. » (1963)

Alors… tant mieux si Vilar, à l’occasion du centenaire de sa naissance, revient au goût du jour… Tant mieux. A condition que chacun, qui a « affaire de culture », y voit l’occasion de réfléchir à sa propre pratique. A condition que la célébration de cette naissance ne soit pas l’enterrement de première classe des valeurs qui ont animé sa vie entière.

Hélène Morsly

Sète, mars 2012

Les citations sont extraites de :  « Le théâtre, service public », Jean Vilar, Gallimard, NRF, 1975, réédité en 1993.

Pour en lire plus, voir sur le site d’Hélène cliquez : http://www.helenemorsly.fr/vilar.htm

24/02/2012

Hommage rendu au peintre René François Grégogna

Hommage à René François Grégogna

Vendredi 2 Mars et Samedi 3 Mars 2012

Maison du peuple de Balaruc les Bains quartier des usines

 Invitation et programme

 clic clic Gregogna Je chante sur mon cheminl[1].pdf

entrée Libre et Gratuite

 

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05/02/2012

Avec CETT'A.C ! à Sète une autre culture est possible

Petit clin d'œil à CETT'A.C !

qui veut promouvoir et développer

toutes forme de cultures fondées sur les valeurs

de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.

Et ça commence bien Vendredi 10 Février 21 h

avec les Neiges du Kilimandjaro

en présence du réalisateur Robert Guédiguian.

 

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00:16 Écrit par les Vicomtes De Brageole Sète dans Actualités, Animation, Blog, Loisirs/Culture | Tags : sete, cettac, culture, coemedia de sete | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | |

07/11/2011

A Sète ce n'est pas le Caramentran qui manque, c'est le Corso !

Que la confrérie des Mille et Une Pâtes nous pardonne, nous ne pouvions pas passer cette mascarade sous silence.

C'est un comble, les élus qui ont supprimé le Corso de Sète, se déguisent en penne rigate pour l'intronisation ........."Qué Caramentran" !

Le corso c est trop populaire.

Pour faire partie du gratin (de pâtes) ..... l'intronisation ça fait plus chic.

pour le poster clic clic sur l'article

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26/08/2011

Le lundi de la Saint Louis vu par un gabian au dessus du cadre

 
 

19:21 Écrit par les Vicomtes De Brageole Sète dans Animation, Associations, Blog, joutes, Photos/Dessins, Traditions | Tags : sete, saint louis 2011, robert canault | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

19/08/2011

Nous avions oublié qu'à Sète depuis hier c est la Saint Louis 2011

 

Faut dire que le programme des festivités est arrivé tard mercredi en Mairie

 

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22:40 Écrit par les Vicomtes De Brageole Sète dans Actualités, Animation, Blog, Loisirs/Culture, Traditions | Tags : sete, saint louis 2011, joute | Lien permanent | Commentaires (138) |  Imprimer |  Facebook | |

05/08/2011

la nouvelle bannière des vicomtes de brageole par notre ami(e) La patte !

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et alors quoi que vous en dites ?

03/08/2011

Selon les voix vives de Midi Libre les Sétois seraient des têtes de cons !

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Heureusement notre ami La patte était dans le restaurant quand l'histoire s'est passée .....

 clic clic sur le dessin pour le poster

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Et si le restaurateur était une fripouille ...

nous suggérons à Midi Libre de s'inspirer de ce dessin

21/07/2011

Festival de poêteries Sétoises : "les voix vives des vicomtes de brageole en brageolie

Du 22 au 30 juillet lâchez vos poèmes chez les vicomtes dans le cadre du Festival off dans le Festival In.

Si tu es poète et que tu passe par ce blog, arrête ! de poisson

Ici nous ne sommes pas sérieux, juste un peut pouet pouet ! du klaxon

 Quand un vicomte Rencontre un aut' vicomte, Qu'est-ce qu'ils s'racontent ? Des histoir's de vicomtes... Quand une marquise Rencontre un' autr' marquise Qu'est-c'qu'ell's se disent ? ... Des histoir's de marquises ... Quand un cul d'jatte Rencontre un aut' cul d'jatte, Rien n'les épate Qu'une histoir' de cul d'jatte. {Refrain:} Chacun sur terre Se fout, se fout, Des p'tit's misères De son voisin du d'ssous. Nos p'tit's affaires A nous, à nous Nos p'tit's affaires C'est c'qui passe avant tout ... Malgré tout c'qu'on raconte Partout, partout, Qu'est-c' qui compte en fin d'compte C'qui compt' surtout c'est nous. Chacun sur terre Se fout, se fout, Des p'tit's misères De son voisin du d'ssous. Quand un gendarme Rencontre un aut' gendarme Rien ne les charme Qu' les histoir's de gendarmes ... Quand un' bigote Rencontre un' aut' bigote, Qu'est-c'qu'elles chuchotent ? Des histoir's de bigotes ... Quand un' vieill' tante Rencontre un' aut' vieill' tante Ell's sont contentes De parle de vieill's tantes...

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La maison de quartier. (henriette 2011)

 Ce soir j’allai, gaie comme une grive Au festival, à Sète, des Voix Vives Pour découvrir et comprendre enfin Ce qu’est la poésie, jeux de mots sans fin ? Devant les grilles du Château d’Eau Accueillie galamment par un Beau Je découvre quelle horreur Qu’à Sète on manque de cœur. Un couple snob et friqué, Propret et bien briqué Refuse à l’entrée, écœuré, Le tract sur la maison de quartier. Je m’approche, intéressée, Je veux dans leur œil allumer Un intérêt pour ce sujet Et ne sait qu’inventer… Monsieur Dame, approchez Vous n’allez pas laisser La bourgeoise municipalité Se passer de Cartier ! Ciel ! Cartier, les bijoux ! Signons la pétition mon Chou ! Nous ne pouvons dédaigner Notre prochain, Dieu l’a dicté ! C’est ainsi que ce soir Naît une lueur d’espoir Dans mon espiègle esprit Parfois voilé de gris. Un festival de poésie Peut quelquefois, merci, Et grâce à quelques mots Alléger d’un sourire les maux… Le problème reste entier Pour la maison de quartier Sauvons-la du néant Et des indifférents ! Les bijoux n’ont de valeur Que s’ils portent du bonheur Alors, ayons du cœur Et soyons les sauveurs ! Indignons-nous… ensemble ! La musique des mots Reçus au Château d’Eau Ne doit pas effacer Les problèmes d’à côté… De nos Voix Vives Crions qu'elle vive !

16/07/2011

Les bars de plage Sétois tirent le bouquet

 

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la photo est de Cyril Alméras pour en voir d'autres

clic sur cyril Alméras

Pendant que les Carcassonnaises et les Carcassonnais tirent dans la citée, les Sétoises et les Sétois sont dans l'obligation de tirer sur la plage.

A Sète tout fou le camp ..... même le feu d'artifice du 14 Juillet.

Bon ! Quand on veut se faire pardonner on tire ou on peut !.

D'habitude les Vicomtes ont réponse a tout mais là, c est le trou noir ....

PS - il parait de source chaude que cet hiver, pour combler le manque à gagner des Bars de ville, le service de la coordination des animations culturelles, festives, et alcoolisées va organiser une sorte de Paris plage à Sète. Du sable sera étalé sur les quais et le canal Royal sera chauffé.