Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/12/2011

Sète : "La petite maison sur la falaise de la Crique de Lanau" - SAISON 3

 De notre envoyé Spécial au Conseil Municipal

 le Vicomte de brageole Enquêteur

Question de Madame Janine LEGER au Conseil Municipal

du Mardi 13 Décembre 2011

FALAISES (Immeuble GAFFINEL)

Monsieur le Maire, vous n’ignorez pas que le chantier de construction de l’immeuble Gaffinel a démarré ses travaux, puisque vous avez eu la malencontreuse idée d’accorder un permis de construire sur ce site naturel.

Or il semble que le démarrage de ce chantier ne s’effectue pas dans les conditions réglementaires.

En effet, les prescriptions conditionnant le permis de construire n’ont pas été respectées :

- d’une part les travaux n’auraient pas du commencer avant que l’expertise (concernant les soubassements) demandée par la copropriété mitoyenne n’ait été validée par le juge.

- D’autre part il semble que la servitude accordée pour le passage des services de sécurité soit frappée de nullité.

Si construction il doit y avoir (puisque vous en avez décidé ainsi), qu’attendez-vous pour faire respecter par le constructeur les prescriptions légales incluses dans le permis de construire, comme vous le demande l’Association de Sauvegarde des Criques de Sète par courrier?

Réponse de Monsieur François Commeinhes Maire de Sète

"Je ne suis pas au courant de ce courrier ; beaucoup de gens disent qu’ils m’écrivent mais en fait, ils ne le font pas vous savez…

S’il s’avère que quelque chose n’est pas légal dans l’exécution du permis de construire, eh bien plainte sera déposée auprès du procureur de la République ! Je vais me renseigner"

-----------------------------------------

Pour les « cheugades » (1) qui ne l'auraient pas lu : ci après le courrier du 05 Novembre 2011 de l'Association pour la Sauvegarde des Criques de Sète à Monsieur François Commeinhes Maire de Sète

(1) cheugade = Aveugle, très myope, miro.

pour lire clic clic sur la lettre

 

sete,crique de l'anau,falaise des criques de l'anau,conseil municipal de sete

 

 --------------------------------------------------------

Nous remercions ce lecteur adhérent à l'ASCS (Association de Sauvegarde des Criques de Sète ) pour cette photo du Conseil Municipal. s'il le désire son texte peut être déposé dans les commentaires. 

sete,crique de l'anau,falaise des criques de l'anau,conseil municipal de sete

 

Commentaires

QUAND LA RÉALITÉ
DÉPASSE L'AFFLICTION

A Sète, dès lors qu'un promoteur est détenteur d'un permis de construire, il peut construire sans se préoccuper des obligations explicitement imposées dans le permis !
Tout se passe comme si les autorités concernées avaient pour consignes de ne rien voir, rien entendre, rien dire.
Ainsi est-il précisé que le chemin d'accès pour les services de secours sera réalisé en servitude sur la parcelle AT 103. Cette servitude n'existe pas et ne pourra pas être régularisée, la parcelle étant donnée à bail à la communauté d'agglomération.
L'architecte ne voit pour le moment aucun inconvénient, c'est à la fin que l'on fait le chemin, et le promoteur creuse sur le terrain de son voisin sans aucune autorisation. Le Maire alerté ne procède pas au constat demandé, ne transmet pas au parquet, le Préfet ne met pas en demeure de le faire et ne se substitue pas à ce dernier s'il n'obtempère pas.
Le promoteur devait se conformer aux recommandations et prescriptions énoncées dans l'avis géologique du 5/01/2004. A ce titre, il devait entre autre faire réaliser avant travaux une expertise pour vérifier que les travaux ne risquent pas de causer des dommages à l'immeuble voisin. Seule un état des lieux a été fait, et les copropriétaires n'ont pas obtenu la communication des conclusions, le juge qui l'a missionné non plus semble-t-il. En attendant on perce comme disait Boris Vian.
Le syndic de la copropriété tarde à prendre des initiatives alors qu'il doit prendre toute mesure nécessaire à la conservation de l'immeuble.
Le Préfet a justement refusé le classement pour la mise en sécurité des falaises, pour cela il ne fallait pas de construction nouvelle, pour construire, il fallait que la falaise soit sécurisée, qu'importe, on creuse! « Prenez un cercle caressez le, il devient vicieux »
La ministre a autre chose à faire, elle doit s'occuper de la planète et de la campagne électorale, un geste plus un geste et c'est ma terre qui va mieux, c'est un slogan publicitaire, une petite falaise sur une petite crique, ce serait du temps perdu!
Il parait que l'immeuble porterait le nom de Bleu et Vert, le bleu couleur politique du Maire et le vert celui de la rage des sétois et des touristes.

Le Cause Toujours
Adhérent à l'ASCS

Écrit par : Le Cause Toujours | 18/12/2011

L'Association pour la Sauvegarde des criques a envoyé le lendemain de la déclaration du maire en Conseil Municipal, copie de la lettre du 5 novembre avec la copie de son avis de réception le 9 novembre.
Ce dernier courrier a été réceptionné en mairie le 16 novembre...Espérons que ce dernier courrier ne se perdra pas dans les couloirs de la mairie.

Comme les Sétois peuvent le constater sur le terrain, c'est la crise du logement chez M.Gaffinel, ceci grâce a l'Agglo qui n'a pas autorisé le dépôt de leurs baraques de chantier, sur la parcelle protégée, peut être qui sait qu'elle leur demandera aussi de se remettre en limite de propriété puisqu'ils ont aussi installé leurs palissades sur la parcelle qui appartient à l'agglo par bail emphytéotique de 77 ans, parcelle sur laquelle l'entreprise creuse allégrement.

Merci aux Vicomtes pour la saison 3 de la maison sur la falaise, cela permet de savoir que malgré toutes les difficultés L'ASCS ne lâche rien!

Écrit par : ASCS | 18/12/2011

oui,verte de rage je suis!! je me souviens de touristes ,le soir de l'apéro qui ont signé la pétition et qui n'en revenaient pas de voir comment Sète avait été bétonnée en quelques années!! moi ,je suis prête pour une action plus "musclée",parce que j'en ai marre de voir la légalité bafouée!! j'ai la soirée"endzevée"!

Écrit par : la piccina | 18/12/2011

Comment peut-on mépriser autant les gens ?

Ce type de comportement décrédibilise toutes les personnes politiques qui croient encore à la noblesse de leur fonction et défendent des valeurs !
Quand je pense que la profession de ce Monsieur est de soigner les femmes dans leur intimité ! Quelle honte !

Entre l'autre caractériel qui tabasse les gens et celui-ci qui nous prend tous pour des abrutis, quelle belle brochette d'enculés ! Ils devraient s'inscrire au FN, ils en ont bien la mentalité !

Pauvre Sète ! Il est temps qu'on se réveille... et qu'on vire tout ça, quels que soient nos penchants politiques. Qu'on soit de droite ou de gauche,qui a envie encore d'être représenté par ces (sous) hommes ? Ils dégoûtent même leurs alliés de la première heure...

Écrit par : Henriette | 18/12/2011

Pourquoi vous vous énervez? Il a été élu le maire, non? Alors si les gens n'en veulent plus, ils n'ont qu'à le faire savoir en élisant quelqu'un d'autre et puis c'est tout: c'est pas plus compliqué!

Écrit par : Provo | 18/12/2011

Ah oui j'oubliais un petit détail: il faut patienter jusqu'en 2014 et d'ici là c'est vrai, il a le temps d'en faire d'autres des cagades....

Écrit par : Provo | 18/12/2011

Entièrement d'accord avec toi Henriette, qu'ils soient de droite ou de gauche nos hommes politiques, nous nous en foutons, nous voulons seulement qu'ils soient honnêtes.

Qui est ce caractériel notoire qui se comporte comme un mafioso ?

Provo, les voix des électeurs s'achètent surtout en période de crise, une place d'employé communa par cil, un HLM par là ou bien les deux et autres passes droits. Il est vrai que souvent ce ne sont que des promesses, mais les promesses rendent les enfants heureux. Ce qui fait quand l'élu est en place, tout d'un coup il est frappé de la maladie d'Alzheimer.

Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 19/12/2011

Je pense ,à tort ou à raison , que vous faites du sujet de la 'Falaise' un sujet 'Symbole' et que vous vous focalisez trop sur ce fait 'apparemment' intolérable, mais posez- vous bien la question :"N' y aurait-il pas d' autres 'Chevaux de Bataille' plus porteurs que ce sujet qui vous indigne?
Si vous ne vous diversifiez pas, cela va devenir de plus en plus dur d' arriver crédibles en 2014 .
*Petite piste : Trouvez vous un candidat (te) qui aura la capacité de porter le maximum de vos attentes.
Bon Courage et Passez néanmoins de Bonnes Fêtes (Trêve des confiseurs)

Écrit par : utopjim | 19/12/2011

Sujet symbole ou pas, il met en lumière le mépris d'élus pour ceux qui les ont mis à la place où ils sont (ou pas...). Répondre en conseil municipal qu'on n'est pas au courant ou qu'on n'a pas eu le courrier sur un sujet aussi actuel et aussi polémique est vraiment indigne. Alors, il me reste juste un mini-doute si ce n'et pas du mépris, c'est de l'incompétence totale, et c'est au moins aussi grave sinon plus... refuser de répondre en se cachant derrière l'ignorance ne mérite qu'une chose : être démis de ses fonctions ! De même pour un élu qui, sous l'emprise ou non d'alcool ne sait plus se contrôler et menace verbalement puis physiquement ses concitoyens juste sous prétexte qu'ils ne sont pas du même bord que lui ! Mais où est-on ? En démocratie ou chez les fascho ?

Écrit par : Henriette | 19/12/2011

@ utopjim

Nous ne cherchons ni un candicat, ni un cheval de bataille. Nous éclairons le paysage sétois.

Pour le candidat, chez les vicomtes de brageole nous avons ce qu'il faut .....

Ce n'est pas le candidat qui manque ceux sont les électeurs.

Écrit par : chargé des commissions | 19/12/2011

En regardant nos élus sur le plan national et plus prés de nous sur le plan local, je me pose une question, le pouvoir rend-il malhonnête ou ce sont les gens malhonnêtes qui sont à la recherche constante du pouvoir, afin d'assouvir leur bas instincts de cupidités ?


Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 19/12/2011

Moi , j' aime bien Janine Léger ...Mais ce que j' en dis ...

Écrit par : utopjim | 19/12/2011

J'en reviens pas que le maire mente comme ça en plein conseil municipal devant tout le monde!

Écrit par : Simplet | 20/12/2011

Simplet,

Sir George Bernard Shaw prix Nobel de littérature en 1925 a prononcé la petite phrase suivante:

"Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent... et pour les mêmes raisons."

Étonnant! Non ?

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 22/12/2011

La municipalité de Canet en roussilon vient d'être condamné à une amende de 2 millions d'euros, pour avoir fait disparaître l'euphorbe terracine, espèce protégée, lors de l'implantation d'une ZAC.

Une bonne idée si il y a des plantes protégées sur la falaise, il faudrait les répertorier et faire faire un constat d'huissier.

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 23/12/2011

"C' est la belle nuit de Noël "La lalalala....Mettons tous nos voeux ( et ressentiments) au bas de nos sapins et faisons la Fête avec nos familles respectives.
L' An que ven 'arrive à grands pas avec des centaines de polémiques qui vont à tous les coups nous insurger ,indigner ,nous diviser .Bref ,essayons de passer quelques jours 'COOL' .C' est la Trêve des 'Confiseurs' ."Peace and Love" comme disait avec une fleur dans la bouche et un Tarpé dans la main .
"Je vous aime tous : CB-An-Picc-Hen-JL-MD-Zap-Charg-Roum et tous les autres .
"HAPPY CHRISTMASS"

Écrit par : utopjim | 23/12/2011

A Sète, la belle plante locale qui est menacée, très affectée par la disparition latente et progressive des espaces humides essentiels à sa survie, par la saturation bétonneuse ravageuse; asphyxiante et fatale au biotope naturel, et au site originel (pourtant préservés jusque là, eux, depuis l'origine des temps) ; c'est celle qui appartient à l'espèce du Sétois endémique.

Peut-être , parce qu'il ne doit pas assez plier face aux vents contraires, ou peut-être parce qu'on ne doit pas le trouver assez ornemental ou décoratif.

Écrit par : olivier | 24/12/2011

"Le sétois endémique à sète" c'est presque un pléonasme.

"Le sétois endémique est menacée de disparaître" c'est un oxymore.

Comme tu n'es qu'olivier, pour illustrer les sétois qui sont chênes, l'arbre roi, notre compatriote t'avais devancé :

Le Grand Chêne de Georges Brassens


Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.

Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.

Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.

Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).

A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.

A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.

Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.

" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "

Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.

Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.

On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.

Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.

Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.

Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.

Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.

Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.

Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi(l).

A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.

A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.

Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.

" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. "

Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.

Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.

On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.

Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.

Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.

Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?


et pour compléter :

J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes
J'ai maint'nant des frênes
Des arbres de judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manque à l'appel
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël
Mon mât de cocagne

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Je suis un pauvr' type
J'aurais plus de joie
J'ai jeté ma pipe
Ma vieill' pipe en bois
Qu'avait fumé sans s' fâcher
Sans jamais m'brûlé la lippe
L'tabac d'la vache enragée
Dans sa bonn' vieill' têt' de pipe
J'ai des pip's d'écume
Ornées de fleurons
De ces pip's qu'on fume
En levant le front
Mais j'retrouv'rai plus ma foi
Dans mon cœur ni sur ma lippe
Le goût d'ma vieill' pipe en bois
Sacré nom d'un' pipe

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Le surnom d'infâme
Me va comme un gant
D'avecques ma femme
J'ai foutu le camp
Parc' que depuis tant d'années
C'était pas un' sinécure
De lui voir tout l'temps le nez
Au milieu de la figure
Je bas la campagne
Pour dénicher la
Nouvelle compagne
Valant celles-là
Qui, bien sûr, laissait beaucoup
Trop de pierr's dans les lentilles
Mais se pendait à mon cou
Quand j'perdais mes billes

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

J'avais un' mansarde
Pour tout logement
Avec des lézardes
Sur le firmament
Je l'savais par cœur depuis
Et pour un baiser la course
J'emmenais mes bell's de nuits
Faire un tour sur la grande ourse
J'habit' plus d' mansarde
Il peut désormais
Tomber des hall'bardes
Je m'en bats l'œil mais
Mais si quelqu'un monte aux cieux
Moins que moi j'y paie des prunes
Y a cent sept ans qui dit mieux,
Qu' j'ai pas vu la lune

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 24/12/2011

L' intelligence Camélienne , c' est aussi un oxymore ???
Mon Caliméro ,t' en a pas marre de nous envoyer les textes de notre Jo local .
L' année Brassens est terminée , mais si une autre fois ,cela te démange encore , :"Envoie nous le son et l' image " J' adore le look ,la voix et la musique de notre auteur préféré.
Hier soir , j' ai beaucoup pensé à toi , j' ai regardé " Rien à déclarer" ( ce film est nul) et j' ai imaginé un Remake avec toi qui remplace Poolvord 'le Chauvin Sétois (douanier de son état) et moi l'immonde Balarucois .
Pour le reste du casting ,je te laisse le choix bien que j' ai de 'petites idées ' par exemple : ton meilleur ami le Nain Tracassin .
Etonnant !!!Non!!

Écrit par : utopjim | 24/12/2011

Les commentaires sont fermés.