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13/03/2010

Le chanteur Jean Ferrat est décédé samedi en Ardèche à l'âge de 79 ans


Jean Ferrat - C'est Beau La Vie
envoyé par danieldp. - Regardez plus de clips, en HD !

17:49 Écrit par les Vicomtes De Brageole Sète dans Actualités, Blog, Livre, Musique | Tags : jean ferrat | Lien permanent | Commentaires (28) |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Outre le fait qu'on perd un Grand de la Chanson, le truc sur-chiant c'est que ça fait une voix en moins pour la Gauche, demain.

C'est donc doublement moche.

Écrit par : cricri | 13/03/2010

Jean Ferrat l'homme a la moustache, c'est un poete, un chanteur, une merveilleuse voix qui nous quitte. et en plus, c'est la gauche humaine,la gauche sociale, la gauche qui ne mage pas a tout les rateliers la VRAI GAUCHE qui s'en va... ADIEU

Écrit par : Zappatore | 13/03/2010

Ferré, Brel, Barbara, Nougaro, et maintenant Ferrat...
Toute ma jeunesse qui fout le camp!
Enfin, il nous reste Aznavour.
(J'ai pas l'air comme ça mais je suis très émue).

Écrit par : Kiki Tapioca | 13/03/2010

Album: Jean Ferrat - Vol.1 (1999)
C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s'épanouissaient
Camarade Camarade

C'est un nom terrible Camarade
C'est un nom terrible à dire
Quand, le temps d'une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d'août s'obscurcit
Camarade Camarade

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu'il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

Écrit par : Zappatore | 13/03/2010

Oui, il n'a jamais été "fan" des staliniens du PCF.

C'était un grand monsieur. La Montagne sera un peu moins belle sans lui.

Écrit par : cricri | 13/03/2010

je vous donne la mienne

La porte à droite
Jean Ferrat

On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin

On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés

On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi

Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Écrit par : chargé des commissions | 13/03/2010

@ KIKI

c'est vrai il nous reste Azanavour, je dirais même Aznavour et l'UMP pour nous consoler

Écrit par : roumagnole de sete | 13/03/2010

Jean Ferrat n'a jamais été ma tasse de thé. Mais je trouve toujours attristant qu'un honnête homme disparaisse.

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 13/03/2010

jean louis

je suis surpris de ta remarque. Toi qui aime Brassens je pensais que eu eu ...

Écrit par : chargé des commissions | 13/03/2010

pffff, je l'ai appris sur Internet...
juste un merci à dire à ce monsieur
http://www.musicme.com/#/Jean-Ferrat/albums/Best-Of-0886975709823.html
@ kiki : pour l'avoir rencontré, Aznavour est tres con...

Écrit par : ju | 13/03/2010

Pour les nostalgiques, il reste aussi Annie Cordy, la bande à Basile...

Longo maï Jean

Écrit par : Marsyas2 | 13/03/2010

Et pourquoi pas Pauline Carton pendant qu'on y est?

Écrit par : Kiki Tapioca | 13/03/2010

kate bush ? Hugues Aufray ?
pfff
en tout cas, sont deux à être parti ce soir. Le Gaban s'est envolé.
meme si je kiffe les textes du Ferrat depuis longtemps, e suis désolée de ne pas etre de la même génération... Le plus gro snif, c'est dans sa directon qu'il va.

Écrit par : ju | 13/03/2010

mettre sur le même plan Ferrat et le blog du Gabian, fallait oser. Ju l'a fait. No comment.


Sinon, pour avoir entendu aux dernières Victoires Hugues Auffay massacrer le grand Bob Dylan, je me dis que parfois la Camarde devrait avoir un peu plus le mauvais goût comme critère de choix. :((

Écrit par : cricri | 13/03/2010

c'est facile pour toi.
demain tu peux aller aux halles et te prendre un kawa avec Loulou, ouvrir ton Midi Libre et faire des trucs sympas avec Janine.
moi je suis toute seule ici et ça faisait partie de mes petites joies quotidiennes, si peu nombreuses soient-elles, d'aller faire nu tour par là bas.

Écrit par : ju | 13/03/2010

Ma préférée de Ferrat restera donc "Ma France" ... "Belle et Rebelle". :'((
---------

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

Écrit par : cricri | 13/03/2010

Kiki,

J'aimais bien Pauline Carton, elle avait beaucoup d'humour. Elle faisait un duo de chansonniers avec Raymond Souplex, le même qui jouait le commissaire Bourrel dans les 5 dernières minutes.

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 13/03/2010

De l'humour certes, mais la chanson "sous les palétuviers" était d'un érotisme torride...

Écrit par : KikiTapioca | 13/03/2010

Un soir à Sète....

- "Jean Louis, ou est mon dentier ? Faut que je le mette dans le verre, je vais me coucher !"

- Et bé kiki, tu l'as posé sur la compilation de Pauline Carton en 33 tours... Au fait, t'as préparé la bouillotte ? "

Écrit par : cricri | 13/03/2010

par ici les pergolines

Écrit par : chargé des commissions | 13/03/2010

Cricri,

Pas des 33 mais des 78 tours, la manivelle et la grande aiguille et c'est tout de suite la gambille au guinche des Charmilles.

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 13/03/2010

Jugez donc par vous-mêmes...

Sous les palétuviers
by Pauline Carton
[Pedro]:
L'amour, ce fruit défendu
Vous est donc inconnu ?
Ah ! Cela se peut-il,
Joli petit bourgeon d'avril ?

[Honorine]:
Ah ! Je ne l'ai jamais vu,
Jamais vu ni connu,
Mais mon cœur ingénu
Veut rattraper, vois-tu,
Tout le temps perdu !

[Pedro]:
Ah ! Rien ne vaut pour s'aimer
Les grands palétuviers,
Chère petite chose !

[Honorine]:
Ah ! Si les palétuviers,
Vous font tant frétiller,
Je veux bien essayer...

{Refrain:}
[Pedro]:
Ah ! Viens sous les pa ...

[Honorine]:
Je viens de ce pas,
Mais j'y vais pas à pas !

[Pedro]:
Ah ! Suis-moi veux tu ?...

[Honorine]:
J' te suis, pas têtu',
Sous les grands palétu ...

[Pedro]:
Viens sans sourciller,
Allons gazouiller
Sous les palétuviers

[Honorine]:
Ah ! Sous les papa papa
Sous les pa, les létu,
Sous les palétuviers ...

[Pedro]:
Ah ! Je te veux sous les pa,
Je te veux sous les lé,
Les palétuviers roses ...

[Honorine][Pedro]:
Aimons-nous sous les palé,
Prends-moi sous les létu,
Aimons-nous sous l'évier !...

{Fin du Refrain}

{2ème couplet:}

[Pedro]:
Ah ! Ton cœur me semble encor'
Hésiter cher trésor,
Mais je veux tout oser
Pour un p'tit, tout petit baiser !

[Honorine]:
Un vertige m'éblouit ,
Un baiser c'est exquis ! ...
Même un p'tit tout petit,
Je crains d'être pour lui
L'objet du mépris !...

[Pedro]:
Non, le mépris, je t'en prie,
Ce n'est pas dans mes prix,
Car je suis pris, mignonne !...

[Honorine]:
Ah! mon coeur est aux abois,
Tu peux prendre ô mon roi,
Mon corps au fond des bois ...

{au Refrain}

{3ème couplet:}

[Pedro]:
Près des arbres enchanteurs
Viens goûter les senteurs
Ce cocktail où se mêlent
Le gingembre avec la cannell'

[Honorine]:
Oui c'est l'effet du tropique
Qui me pique, pic, pic, pic...
Je sens les muscadiers,
Je sens les poivriers
Et les bananiers !...

[Pedro]:
Le parfum des néfliers
Et des doux pistachiers
N' vaut pas l'étuvier tendre ...

[Honorine]:
Tous ces arbres tropicaux
Vous incitent aux bécots,
Allons-y mon coco !...

{au Refrain}

Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé...
Tu viens !...

Écrit par : Kiki Tapioca | 13/03/2010

Et en (vieilles) images, ça donne cette "chose"
http://www.youtube.com/watch?v=hJd9lTZUjWE&feature=youtube_gdata

Écrit par : Cricri | 14/03/2010

Un bon moment ces palétuviers ! ça nous rapelle le sable, l'herbe d'Issanka enfin.

Ju n'a pas connu elle était petitoune

Écrit par : chargé des commissions | 14/03/2010

c'est toujours triste la mort d'un honnête homme,salut l'artiste."les palétuviers"est un chef d'oeuvre de second degré,nul besoin d'avoir 100ans pour apprécier.

Écrit par : la piccina | 14/03/2010

quelquechose me dit qu'ils ont testé le lsd dans des boulangeries de Sète aussi... ça va plus, là.
@ cricri : je suis sure que le JLC, il a ses vraies dents.
pis y a mieux que la bouillotte, la brique que tu mets direct sur le feu et que t'enroules dans une serviette pour la mettre dans le lit. ca tient plus longtemps.
@ chargé.... : et non, d'Issanka, je n'ai connu que le centre aéré pendant des années, les mercredis et toutes les vacances scolaires. tu veux pas nous lancer un revival ?
@ kiki : j'ai pas kiffé les palétuviers, par contre, désolée

Écrit par : Ju | 14/03/2010

Hé ho les gens! comme dirait quelqu'un que je connais.
On est bien sur un blog ou la dérision et la rigolade sont de mise?
Eh bien alors quand on me dit Annie Cordy, je réponds Pauline Carton et ses palétuviers!
Mais dire que ça me fait le même effet que "Nuit et brouillard", ça on peut pas...

Écrit par : Kiki Tapioca | 14/03/2010

Nuit & Brouillard devrait peut être remplacé la Marseillaise...

C'est un hymne au souvenir de ceux qui ont péri pur rien, à la paix,...

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

Écrit par : Marsyas2 | 14/03/2010

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